IVG dans notre Constitution : un vote HISTORIQUE !

5 Mar, 2024Actualité du moment, Haute-Savoie, Paris

Nous sommes le premier pays au monde à rendre quasi-irréversible la liberté des femmes de recourir à l’IVG, en l’inscrivant dans notre Constitution !

Aux États-Unis, en juin 2022, la Cour suprême a annulé l’arrêt Roe v. Wade, qui garantissait depuis 1973 le droit des Américaines à avorter et a rendu à chaque État sa liberté de légiférer. L’avortement est désormais interdit dans 14 États américains.

Il y a eu dans les 14 États concernés 520 000 viols au cours des dix-huit derniers mois, qui ont abouti à 65 000 grossesses.

L’accès à l’avortement dans l’Union européenne est autorisé dans 25 États membres sur 27. Il est interdit à Malte et en Pologne.

En Hongrie, depuis 2022, les femmes enceintes sont obligées d’écouter le rythme cardiaque du fœtus avant d’avorter.

Pendant ce temps-là, en France, nous avons aujourd’hui sécurisé ce droit fondamental, une PREMIÈRE MONDIALE !

Nous pouvons être fiers d’être Français, appartenant à une nation reconnue pour son rôle avant-gardiste dans la défense des droits humains et son engagement pour le progrès social.

Le nouvel alinéa à l’article 34 de la Constitution est rédigé comme suit : « La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme, qui lui est garantie, d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »

Le recours à l’avortement est garanti dans la loi française par la loi Simone Veil, votée en 1975. Comme aux Etats-Unis, ce droit pourrait cependant être remis en cause si une nouvelle majorité décidait de changer la loi.

Or, en inscrivant aujourd’hui, avec ce vote historique, ce droit fondamental dans notre Constitution, une majorité qui voudrait restreindre ce droit verrait son texte censuré par le Conseil constitutionnel.

C’est donc une grande victoire aujourd’hui pour le droit des femmes en France et un message important envoyé au reste du monde !

L’accès à l’IVG reste néanmoins inégal sur l’ensemble du territoire français et le travail continue en faveur de ce droit fondamental.